solidaritenationale3.pngCHRONIQUE POLITIQUE DE GREGORY GENNARO »

Depuis des années, la misère, l’injustice, et l’individualisme ont progressés par une violence morale et physique toujours plus offensive et agressive.

Cette voie sociétale inhumaine a provoqué une grande détresse psychologique et humaine en l’espace d’une décennie. Il existe aujourd’hui en France près de sept millions de travailleurs pauvres (1) et plus d’un million de sans domicile fixe.

Dans cette chronique, je souhaite exprimer à travers mon témoignage, la condition de vie des sans domicile fixe.

Comme à mon habitude, afin de me rendre à mon lieu de travail ou pour rentrer tout simplement chez moi, je suis obligé de monter ou descendre du train à la gare de Lyon Perrache.

Chaque jour, à la gare, je croise toujours plus de sans domicile fixe. Il est révoltant de voir à notre époque, à l’heure de la révolution technologique une telle misère.

Régulièrement, lorsque j’ai un peu de monnaie sur moi, je donne une petite pièce à ces pauvres malheureux. C’est avec un petit sourire et avec un grand cœur qu’ils me remercient.

Il y a quelques semaines de cela, j’ai fais la connaissance d’un de ces SDF. Je lui avais donné quelques euros. Très touché et pour me remercier, il s’était approché de moi et m’avait fait une bise sur le front. Il m’a salué et m’a déclaré « des gens comme toi il n’y en a pas beaucoup. Que Dieu te garde. Maintenant tu fais partie de ma famille ». Cette phrase montre le niveau d’estime ainsi que l’honnêteté que peuvent avoir ces personnes pour des gens qui les respectent, les considèrent et leur consacre un peu de leur temps. Nous avons parlé pendant presque un quart d’heure et il m’a expliqué sa condition de vie.

Assez triste et malheureux, je dois vous le dire.

Depuis ce premier contact humain, à chaque fois que je le croise, nous nous mettons à discuter. Il est heureux de s’exprimer sincèrement avec moi.

Il fait partie de ces braves gens honnêtes que la vie a frappé d’une malchance. Beaucoup d’entre eux ont tout perdu du jour au lendemain.

Il me confiait qu’il travaillait à l’époque dans une entreprise de manutention qui a fermé pour se délocaliser à l’étranger. Il a perdu son travail et à cette époque il percevait un salaire de 5000 francs.

Malgré ses tentatives pour retrouver un emploi, il n’obtiendra rien. Il se fera envoyer d’une agence à une autre. Pendant un certain temps il touchera une indemnité de 3000 francs par mois. Plus tard, il ne touchera qu’une misère. Ne pouvant plus vivre décemment et n’arrivant plus à payer son loyer, il a été expulsé de son appartement comme un mal propre.

Là commence sa seconde vie. Depuis des années, pour survivre, il est obligé de faire la manche et de dormir dans la rue ou parfois dans un foyer lorsque cela lui est possible.

Il m’avoua qu’il était parfois obligé d’attendre jusqu’à 21 heures pour savoir si il peut se procurer un lit au foyer. Parfois, son attente et sa patience ne déboucheront sur rien. Il est donc contraint de dormir sur les trottoirs gris et froids.

Vous l’aurez compris, lui et ses compagnons d’infortunes disposaient, à un moment de leur vie, d’une situation sociale et professionnelle qui leur permettaient de vivre humainement et dignement.

Aujourd’hui, ils sont les premières victimes du mondialisme et de l’esclavagisme moderne.

Je suis d’autant plus révolté et consterné par cette situation, lorsque j’entends les grands humanistes, ces grands cœurs de gauche et ces bobos des quartiers aisés s’exprimer contre la misère, l’exclusion et pour la solidarité. Je les vois de mes propres yeux, ils sont les premiers à ignorer ces français dans la détresse. Ces hypocrites ne veulent, que par leur verbiage, se donner une bonne conscience morale. Cela ne les empêchent pas de mépriser et d’insulter ces braves gens.

Les patriotes considèrent que ces français sont des citoyens responsables et respectables comme les autres. Ils doivent par conséquent être écoutés et respectés.

Nous défendons une politique de justice sociale et humaine dans le cadre protecteur de la nation.

Nous sommes les artisans de cette action politique qui n’a que pour conscience et priorité de soutenir et promouvoir la renaissance des valeurs sociales, solidaires, humaines et nationales.

Cette voie politique est garante de l’unité populaire et française.

Jean Jaurès affirmait deux déclarations très juste : « A celui qui n’a rien, la patrie est son seul bien » et « Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail ».

Les patriotes ne peuvent qu’approuver une telle vision humaine et une telle justesse sociale de la société.

Nous devons incarner les porte-voix de tous ces Français méprisés et insultés par des irresponsables politiques et par cette nouvelle classe et génération de bobos représentant la moralité outrancière, incarnant l’arrogance anti-populaire ainsi que l’insulte et la calomnie contre la nation.

Jacques Cheminade déclarait dans un discours qui était adressé aux jeunes du mouvement Solidarité et Progrès, que « nous devons être des bâtisseurs de Nations ».

Je soutiens une telle déclaration. En ce sens, nous devons nous aussi être les bâtisseurs de la Nation Française de demain. Nous inspirons à rétablir la justice et à défendre la dignité humaine au sein de la Nation. C’est là le sens de notre engagement politique et de notre lutte pour la paix et l’humanité car la patrie nous rassemble.

Sources

(1) 7 millions de travailleurs pauvres – La face cachée des temps modernes, Fayard, 2006

penseur1.pngUne anecdote raconte qu’en 1643, alors que le roi Louis XIV a cinq ans, le grand Corneille vint à son trône avec une quinzaine de jeunes gens et lui dit ces mots : « Sire, j’ai l’insigne honneur de présenter à votre majesté : Henri de la tour d’Auvergne, Nicolas Mignard, Abraham Duquesne, François de la Rochefoucauld, André Le Nôtre, Paul de Gondi, Charles Lebrun, Jean de la Fontaine, Blaise Pascal, Bossuet, Sébastien Vauban et Jean Racine ». Une fois tous nominément présenté, Corneille ajouta merveilleusement : « Sire, voici votre siècle. »
Le soir du 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy, alors fraîchement élu président de la république, présenta quant à lui à la France entière Faudel, doc Gyneco, Arthur, Steevy Boulay, Enrico Macias, Mireille Mathieu, Bob Sinclar et miss Dominique. Messieurs dames, voici notre siècle.

Evidemment, les choses changent, évoluent, digressent naturellement ; mais enfin pardonnez moi si je constate avec amertume les différences de culture entre des temps glorieux et notre époque si prosaïque. Et d’ailleurs, inutile de remonter au XVIIème siècle pour remarquer par comparaison un évident déclin : il n’y a pas si longtemps encore la France pouvait s’enorgueillir d’un Camus, d’un Sartre, d’un Malraux, d’un Foucault, d’un Aron et d’un Cioran (et j’en passe). Je sais pourtant bien que le grand Sacha Guitry disait qu’on a toujours du mal à concéder du génie à nos contemporains, mais enfin je sais aussi que si dans cinquante ans on vénère le génie d’un Arthur, d’un Faudel ou d’un Steevy, c’est que l’on a vraiment un grave souci à se faire sur les artistes que subiront nos enfants.

Mais ce n’est pas qu’un jeune citoyen comme moi passionnément amoureux de notre culture qui professe un tel jugement ; celui-ci est presque unanime : le Times du 3 décembre 2007 ne titrait-il pas, de manière nullement irénique, que la culture française était morte ? Beaucoup de français, chauvinisme oblige, ont réagi avec véhémence contre une telle arrogance anglo-saxonne ; d’autres se sont interrogés : si la culture française est morte ou se meurt, quelles en sont les raisons ? Et surtout, comment remédier à une telle hérésie ?

La raison de ce déclin si fatal se trouve dans les sources de la culture. Voilà presque quarante ans que celles-ci sont invariablement le cosmopolitisme et l’universalisme (non plus perçu comme auditoire de sa propre culture mais désormais comme sa source). Or, si je peux concéder que ce sont des sources valables, force est de constater qu’elles se sont maintenant taries aux vues de la nullité actuelle. Cependant, la source inépuisable de la culture se trouve dans la tradition comme étant un capital à transmettre de génération en génération, et par chance nous avons sans doute en France l’un des plus riches – voire le plus.

Le problème réside donc dans nos écoles. Je prendrais un exemple révélateur à savoir la place désormais donnée au XVIIème siècle dans l’instruction d’aujourd’hui : jadis tous les jeunes de France avaient étudié Le cid de Corneille, connaissaient Molière et Racine et pouvaient citer des vers de la Fontaine et de Boileau. Aujourd’hui c’est à peine si l’on fait étudier en entier le Candide de Voltaire. Imprégnés de telle manière du siècle classique des lettres françaises, il n’y avait aucun souci à se faire sur la continuité et le rayonnement de notre langue, et enracinés dans la tradition de l’esprit français, tous arts, toutes idées et toutes phrases ne pouvaient être que la glorieuse continuation de la véritable et belle culture dont nous héritons et dont nous avons le devoir de transmettre et de faire vivre.

Il faut donc revenir aux sources, à nos vraies sources. Le salut de la culture française passera obligatoirement par un re-racinement comme l’entendait Barrès. Une fois revenus à nos fondamentaux, c’est-à-dire à nos racines – qu’elles soient historiques et culturelles, nous verrons se vérifier ce que Julius Langbehn proclamait : « Concentration signifie attraction ». Une fois re-concentrés sur nous même – et ayant de ce fait retrouvé notre identité, notre culture recouvrera inévitablement son attrait dans le monde entier. Cela ne veut pas dire qu’il faille se couper du monde et se transformer en ethnocentriste borné, loin de la ! Michelet disait à ce propos (sur l’école publique nationale): « L’enfant saura le monde, mais d’abord qu’il se sache lui-même en ce qu’il a de meilleur, je veux dire la France ».

Julien Rochedy, Secrétaire général et porte-parole du Mouvement Social et Patriote

tomislav-nikolic.pngLE PORTE-PAROLE DES PATRIOTES ARRIVE EN TETE DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE SERBE

Hier soir, le porte-parole des patriotes serbes est arrivé en tête à l’issue du premier tour du scrutin présidentiel. Tomislav Nikolic a recueilli 39, 57% positionnant au deuxième rang, le pro-européiste et actuel président de la Serbie, Boris Tadic avec 35,45% des voix.

Les résultats ont été diffusés par la Commission électorale.

Les deux grands enjeux électoraux de ce scrutin ont été essentiellement axés autour de la question de l’avenir du Kosovo et de l’adhésion de la Serbie au sein de l’Union Européenne.

Tomislav Nikolic est fermement opposé à l’indépendance du Kosovo et soutient une politique de coopération avec Moscou. Quant à Boris Tadic, il se positionne comme étant un réformateur et est favorable à l’intégration de la Serbie dans l’Union Européenne.

Les deux candidats s’affronteront lors d’un deuxième tour électoral qui se déroulera le 3 février. Aucun des candidats n’a pu obtenir les 50% de voix nécessaires pour gagner l’élection dès le premier tour du scrutin.

La Commission électorale a indiquée que la participation a atteint un taux élevé de 61,5% et a précisée que ce chiffre était le plus important des élections qui se sont succédé depuis 2000.

Les six autres candidats de cette élection ont été relégués très largement à l’arrière comme semble l’indiquer les résultats suivants : Velimir Ilic (Nouvelle Serbie, NS) 7,45%, Milutin Mrkonjic (Parti socialiste de Serbie, SPS) 5,96%, Cedomir Jovanovic (Parti libéral-démocrate, LDP) 5,39%, Istvan Pastor (Coalition des Hongrois de Voïvodine) 2,58%, Milanka Karic (Force de Serbie – Bogoljub Karic) 0,98%, Marijan Risticevic (Parti national paysan, NSS) 0,46% et Jugoslav Dobricanin (Parti réformiste) 0,28%.

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Nous apprenons par le biais d’un communiqué de Georges Frêche, actuel président de la région Languedoc-Roussillon et ancien partisan du Parti Socialiste, que celui-ci s’est dit « séduit » par l’idée d’ériger au cœur de la ville de Montpellier une statue de Lénine.

Il déclare notamment que « L’installation de cette statue à Montpellier est une idée parmi mille autres » et a ajouté que la « concrétisation » de cette œuvre « en est une autre ».

Selon une information du journal le « Midi Libre », celui-ci semble affirmé que Georges Frêche est actuellement en train d’opérer une transaction financière afin d’obtenir une statut de Lénine de 7 tonnes. La transaction qui se déroule, semble-t-il, à Seattle au nord-ouest des Etats-Unis, s’élèverait à un coût financier pouvant atteindre 250 000 dollars soit 170 555 euros.

Cette information a provoqué une forte levée de bouclier de la part de nombreux partis politiques et associations. De plus, cette nouvelle a suscité une vive polémique de la part des citoyens.

Georges Frêche qui semble vouloir mettre un frein à la polémique a déclaré : « A l’heure où je finalise un accord décisif avec le gouvernement pour obtenir la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, on préfère disserter sur une statue de Lénine… Voilà bien, une nouvelle fois, un signe de notre temps où le futile l’emporte sur l’utile ».

Source : http://www.notrepatrie.comhttp://www.gregory-gennaro.com

LE SERVICE PUBLIC C’EST LA FRANCE !

Le Peuple Français vit intoxiqué par une série de « mythes fondateurs » et les patriotes le savent. Mais les plus évidents ne sont pas les plus décomposants… Beaucoup de patriotes sincères et honnêtes souffrent d’un mal profond… un mal anti-social. Cette pathologie les poussent à voir du bolchevisme ou du socialisme international derrière chaque grève, un aspirant commissaire politique dans chaque permanent syndical.

Clarifions notre positionnement vis-à-vis des syndicats du système. La CGT, CFDT ou Sud pour ne citer qu’eux, ne provoquent chez nous ni sympathie, ni enthousiasme. Nous ne jouons pas à la gauche. A contre courant de certains, nous nous assumons patriotes, travailleurs et Français. Le Peuple ne connaît ni gauche, ni droite, nous non plus… Les hémiplégies politiques et les oppositions du passé, nous les abandonnons aux momies parlementaires et à ceux qui, d’un extrême à l’autre, jouent à la révolution.

Lors d’une grève des transports, nous saisissons donc le problème dans sa globalité. Nous sommes du côté des grévistes comme de celui des usagers lésés. Notre seul ennemi reste le Système ultra-libéral et capitaliste sauvage. Nous avons le courage des mots : les régimes spéciaux constituent un privilège. Un privilège que ne connaissent pas des professions hautement exposées et éprouvées comme les sapeurs-pompiers. Mais nous restons objectifs : ces avantages sont bien minces face au « stock-options », aux parachutes dorés et autre matelas de billets qui amortissent toutes les chutes des véritables privilégiés : les gros patrons, les gras actionnaires. Quant à la chute de nos concitoyens, seul un trottoir gris et froid la stoppe, souvent définitivement…
Tout ce qui divise le Peuple et la Nation nous est étranger. Pour réconcilier grévistes et usagers, nous proposons de dépasser le clivage bloqueurs/bloqués par la grève du zèle, aussi appelé grève de la gratuité : les trains et métros circulent normalement dans une totale gratuité pour les usagers. Si les bénéfices s’effondrent, ce qui amène très vite la direction à la table des négociations, le quotidien n’est pas paralysé : l’économie est énorme (1) ! Nous réclamons donc sa légalisation (2) ou au moins sa dépénalisation dans notre pays, conformément à l’avis de la Cour Européenne des Droits de l’Homme : pour une fois que l’UE (3) fait le bien des Français et des Européens, ne boudons pas ce prompt renfort. Soyons pragmatique !

La force sociale et le patriotisme économique sont donc nos piliers, mais nous restons vigilants face à un gouvernement qui use et abuse de ce dernier thème. Nous ne reviendrons pas sur les mensonges de Sarkozy quant à la privatisation de Gaz De France, nous les avons détaillés (4) ici-même. La manœuvre était encore plus vaste, la tromperie plus vile, elle pervertissait la noble notion de préférence nationale (en économie aussi) : le prétexte à la fusion était l’Offre Public d’Achat du groupe italien Enel., il fallait fondre les groupes pour résister aux appétits étrangers. Voilà comment la bande à Sarko a pu justifier une fusion qui débouche inexorablement sur une privatisation. L’hybride Suez/GDF qui en résulte concurrence de fait EDF. En plus de brader notre énergie, l’Etat se tire une balle dans le pied…
Comme en matière d’immigration, le président people cherche à abuser les Français. Nous ne sommes pas dupes. L’Histoire nous a appris, pour reprendre les mots de Thierry Maulnier qu’« Il est désormais impossible de justifier le nationalisme dans le cadre capitaliste de la société ». Pas de souveraineté française sans une totale indépendance de la France : pour l’énergie comme pour la diplomatie ou l’armée. Ce devoir que nous réclamons pour l’Hexagone, nous l’espérons un jour à l’échelle de l’Europe, dans un continent alternatif débarrassé de cette fiction libérale qu’est l’UE…

Nous sommes favorables au retour de la Nation. C’est un principe d’attachement, d’unité et de sécurité nationale. Nous voyons la Nation comme le cadre protecteur des travailleurs et des citoyens en ces temps sociaux-économiques difficiles et hostiles. Cependant, partout dans le Monde des pays se regroupent sous forme de bloc au travers de valeurs communes pour résister à la mondialisation.
Il est donc important que les européens entreprennent eux aussi cette marche de l’unité continentale. Il est évident qu’une telle démarche doit prendre en considération les valeurs de respect des souverainetés, des identités et de l’indépendance nationale de chaque entité nationale en Europe. Cette voie alter-européenne est la vision politique et économique alternative et totalement opposée aux valeurs marchandes et libérales de l’eurocratie bruxelloise.

Le réflexe libéral des patriotes, que nous fustigions en introduction, a notamment pour origine un contresens historique : Sécurité Sociale, nationalisation de l’énergie et du rail sont des créations du CNR, le Comité National de la Résistance. On aurait tort de croire que ces résistants étaient des nostalgiques de la IIIème république et de ses magouilles. C’était des hommes neufs, avec un idéal social, tiré aussi bien de Marx que des Evangiles. Ne jugeons pas les communistes et gaullistes du passé français à travers leurs tristes épigones fatigués. C’étaient des patriotes qui savaient que le redressement de la Patrie passait par « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». (5)
C’est donc en temps que patriotes français et européens que nous réclamons le maintien ou la renationalisation des secteurs clefs : Energie, transports, santé, banques, assurances… Au nom du Peuple et de la Nation, nous exigeons que les aliments de base et le logement principal ne soient plus soumis aux caprices du marché. Un toit et un repas c’est un droit, un droit défini lui aussi par le programme du CNR. Nous ne demandons rien de plus que l’application de la loi.

Nous ne nous arrêtons évidemment pas au secteur public : une réciproque privée doit exister, c’est le principe de Liberté qui s’ajoute à celui de l’Egalité. Face aux micro-structures de l’économie de services, le syndicalisme ancienne manière est inopérant et archaïque. Nous exigeons donc un syndicalisme libre pour une vraie démocratie du travail.

Grégory Gennaro
Coordinateur du Mouvement Social et Patriote

(1) L’INSEE estime la perte générale à un demi milliard d’euros pour l’ensemble de la période de grève : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/entreprises/20071123.OBS6459/le_cout_de_la_greve_pourleconomie_et_les_grevistes.html
(2) http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F499.xhtml
(3) http://grevesdelagratuite.unblog.fr/arret-de-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-resume
(4) http://www.notrepatrie.com/?p=117
(5) Extrait du programme du CNR : http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

FRANÇOIS BAYROU DEMOCRATE ET PATRIOTE ?

La conférence de presse qu’a tenue Nicolas Sarkozy à l’Elysée ce mardi 8 janvier 2008 n’aura pas laissé indifférent le président-fondateur du Mouvement Démocrate.

François Bayrou a retenu mon attention lors d’une conférence de presse qu’il a animée au siège du MoDem. Il a exprimé un sentiment national et parfois souverainiste proche des idées patriotes. Si je reste septique et méfiant à l’égard de la vision politique des démocrates, il me semble bon d’analyser ces dernières déclarations fortes, pertinentes et source d’inspiration.

François Bayrou s’est exprimé pour dénoncer la gesticulation politique et médiatique du chef de l’Etat en affirmant que « la politique du tournis, pour nous, c’est le contraire d’une vraie politique de réforme » et de dénoncer des « annonces précédant toujours la réflexion, dans une fuite en avant éperdue, où le lendemain perd de vue ce qui a été dit la veille ».

François Bayrou semble ressentir comme une majorité de Français « une impression d’improvisation, d’influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste ». Tout aussi dubitatif, le président du Mouvement Démocrate a demandé « où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable ? ».

Enumérant d’une traite le premier bilan général de l’action présidentielle de Nicolas Sarkozy après huit mois de gouvernance, M. Bayrou s’est alarmé du manque de garanties et d’engagement concret en faveur des intérêts des Français comme le pouvoir d’achat, l’emploi, le travail ou le logement. Il ne fait aucun doute qu’il existe désormais de la part des Français une impression de « confusion » et de « désillusions ».

Sur la question de la suppression des 35 heures souhaitée par Nicolas Sarkozy, le troisième homme de l’élection présidentielle de 2007 a envisagé « que si l’on supprime les 35 heures, c’est pour allonger la durée du travail » et a ajouté « et donc on va remplacer des heures supplémentaires, payées 25% de plus, non chargées et non imposées, par des heures normales, payées 25 % de moins, chargées et imposées ».

Sa conclusion politique pour résumer l’action du président en termes d’engagement, de créations d’emplois et de l’augmentation factice du pouvoir d’achat est simple : « si je compte bien, c’est donc travailler plus pour gagner moins ».

François Bayrou n’a pas non plus mâché ses mots contre l’ancien numéro 2 du Medef. Il a chargé Denis Kessler qui vient très récemment de publier une analyse qui cible et vise à « défaire méthodiquement tout ce qui a été fait en France à partir du programme du Conseil national de la résistance ». (1)

M. Bayrou a garantit, face à l’hyperactivité artificielle de la peopolisation de la politique et de la société, que « C’est la sagesse qui aujourd’hui manque le plus » et a dénoncé « Les mots utilisés comme rideau de fumée pour dire le contraire de la réalité ».

Pour clôturer sa conférence de presse, le président des Démocrates s’est exprimé sur la « politique de civilisation » qui provoque tant de remous au sein du politiquement correct. Il a affiché les contradictions de Nicolas Sarkozy entre ses déclarations et ses actes politiques en déclarant notamment : « on dit politique de civilisation, et la réalité est abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l’argent et de la peopolisation ».

Si les déclarations de François Bayrou sur les sujets évoqués sont honnêtes et sincères, elles doivent cependant être prises avec prudence, mais tout de même applaudies et soutenues par les esprits français libres.

Les interrogations du président du MoDem sur l’avenir de la France sont partagées par les patriotes authentiques. Est-ce un appel politique pour attirer patriotes et gaullistes au sein du MoDem ? Est-ce une déclaration honnête provenant du plus profond du cœur de M. Bayrou ? Est-ce une tactique purement politicienne ?

Seul l’avenir et l’Histoire répondront…

Toutefois, je constate avec un certain optimisme qu’il est de plus en plus probable d’envisager, au-delà des divergences d’idées et de postures politiciennes, un débat d’opinion propre au retour d’une « certaine idée de la nation » souhaitée par le Général De Gaulle.

Cet esprit gaullien , axé autour de l’unité française et radicalement opposé aux clans et aux partis politiques, exprime à lui seul cette idée de grandeur de la Nation et de sa culture universelle.

Cette voie visionnaire ouvrira des perspectives d’avenir pour notre Nation. Il s’agit de l’âme de la France et le cœur rayonnant de l’universalisme français en Europe et dans le Monde.

Source :

(1) Extrait du programme du CNR : http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance